jeudi 27 août 2009

Saturnus

Ce groupe s’est formé en 1993 sur les restes du groupe Assesino. Saturnus sort son premier album en 1997, “Paradise Belongs To You” suivi de l’EP “For The Loveless Lonely Night” en 1998. Bien que sujets à de nombreux changements de line-up, leur second album “Martyre” est réalisé printemps 99 et est commercialisé début 2000. En 2006 sort “Veronika Decides To Die”, inspiré du roman de Paulo Coelho du même nom. Saturnus pratique un doom death à tendance gothique, particulièrement envoûtant et inspiré.


Veronika Decides to Die – 2006
“Le chef-d’œuvre de cet album est sans nul doute Descending, piste de 9 minutes qui symbolise à elle seule tout le son propre à Saturnus : des paroles d’un romantisme désespérément noir, des guitares emplies de nostalgie, une batterie irréprochable et une voix qui change de registre avec une facilité déconcertante.” (metalorgie.com)

Saturnus - "Christ goodby"

mercredi 29 juillet 2009

Moonsorrow

Moonsorrow est un groupe de métal finlandais auquel on pourrait accoler les étiquettes de "pagan", "épique", "viking" voire "néo-folk", nettement moins folklorique et plus progressif toutefois que leurs compatriotes de Finntroll. Or surtout ces gaillards démontrent un sens étonnant de la composition et du renouvellement. Avec leur dernier album "Tulimyrsky" qui propose plusieurs reprises et un morceau titre monumental, ils conservent l'inspiration folk et les ambiances épiques tout en resserrant les boulons du côté d'un black à nouveau sans concession et bien saignant.





Interview sur Heavylaw : "Nous sommes imperméables aux attentes extérieures. On n’en a rien à foutre que nos albums marchent ou pas, l’important est de faire la musique que l’on aime."


Tulimyrsky - 2008



L'avis d'un expert (Spirit of métal) : "Moonsorrow ont réussi avec brio tous les exercices musicaux dans lesquels ils se sont aventurés jusqu'à présent : que ce soit le black symphonique épique (Metsä, Tämä Ikuinen Talvi), le pagan folk metal légèrement progressif (Suden Uni, Voimasta Ja Kunniasta, Kivenkantaja), bien progressif (Verisäkeet), ou carrément progressif (V : Havitetty). Aucunne deception n'a terni le blason de leur discographie."

Un autre (Nightfall) : "Cette espérance, Tulimyrsky nous en donne une première étincelle. Des passages retrouvant des racines véritablement acerbes à de longues affabulations folk qui sont devenues leur domaine privilégié, une bonne dose de mélodie et un potentiel hymnique de tous les instants : Un EP tout sauf anecdotique... en vérité indispensable (surtout pour ceux que Hävittety n'a pas convaincus)."


Raunioilla



www.moonsorrow.com

vendredi 26 juin 2009

Cult Of Luna

La magie du Culte de la lune ne cesse pas d'opérer avec ce 5è album des suédois. Un son postcore bien gras et bien lourd, un chant de Klas Rydberg toujours aussi enragé, quelle ambiance mes aïeux ! Comme on peut voir sur la video, il leur faut pas moins de deux batteries pour venir à bout de leurs compositions endiablées ! J'adore.


Eternal Kingdom, 2008



"On ne ressort pas indemne de ce CD, on est bouleversé, transporté, heurté... Cult of Luna nous montre avec Eternal Kingdom comment mélanger beauté et violence sans jamais tomber dans les clichés du genre. Un album merveilleux." (x.silence.net)

"La mélodicité de Cult Of Luna est au rendez-vous sur ce nouvel essai aux tempos mediums voire lents. Elle gagne une nouvelle abrasion, mais atteint aussi des pics émotionnels : notamment sur le titre éponyme, ou le formidable et très long "Ghost Trail"." (obskure.com)

Cult of Luna - Adrift




Membres

Klas Rydberg - (Chant)
Johannes Persson - (Guitares et Voix)
Magnus Lindberg - (percussions, Guitares Additionelles)
Erik Olofsson - (Guitares)
Andreas Johansson - (Basse)
Thomas Hedlund - (Batterie et percussions)
Fredrick Kihlberg - (Guitares, percussions)
Anders Teglund - (Claviers et Programmation)

Discographie

Cult Of Luna (2001)
The Beyond (2003)
Salvation (2004)
Somewhere Along The Highway (2006)
Eternal Kingdom (2008)

> http://www.myspace.com/cultofluna

mardi 16 juin 2009

Isole

Avec "Silent Ruins" (2009) les suédois d'Isole poursuivent leur beau chemin (de croix) et nous délivrent un heavy-doom épique toujours aussi inspiré et mélodieux. D'ailleurs le chant poignant, réellement impressionnant de Daniel Brynste vaut à lui seul le détour. Il semblerait que ce disque soit le premier d'un concept-album devant se jouer en plusieurs volumes, et c'est tant mieux.




"Souvent comparés à Candlemass, raccourci un peu facile et pas toujours justifié, les Suédois sont pourtant les seuls à forger ce doom à la fois limpide, fluide, enrobé dans une production cristalline (dont ils sont responsables) et néanmoins noir et poignant, comme l’illustrent les très beaux « Forlorn » et « Nightall », qui ont ce sens du riff qui accroche et de la mélodie vocale habitée." (Stargazer)


Silent Ruins- "Nightfall" - 2009



"Le principal sentiment qui se dégage de notre esprit après avoir rouvert les yeux est une sérénité malsaine. Votre cerveau à libéré les endorphines nécessaires à votre bien-être, mais quelque chose autour de vous ne tourne pas rond. Vous êtes sur la défensive, craintif d’être d’un instant à l’autre happé par le sol pour une longue descente vers l’inconnu. C’est à cet instant précis que l’effet de l’album se révèle. Bien plus qu’une remise en question, le poids qui pèse sur vos bronches vous empêchera peut-être de voir la vie comme avant. Le paradoxe de ce moment est qu’il aura suffi de quatre musiciens inspirés pour tout remettre en cause, rendre votre existence belle ou sans intérêt. D’intérêt votre vie n’en a sans doute pas. Contrairement à Silent Ruins." (Métal Impact)

> le site officiel

vendredi 1 mai 2009

Wolves In The Throne Room

Je suis au regret de vous dire que si, à dix-huit ans révolus, vous ne connaissez pas Wolves In The Throne Room, vous avez complètement raté votre vie. Il y a un minimum quand même. D'autant plus qu'en cette année 2009 les américains nous gratifient de deux créations très intéressantes : "Black Cascade" et "Malevolent Grain". Certes ce n'est pas un summum d'ingéniosité musicale, mais WITTR propose un black métal progressif suffisamment recherché et surtout extrêmement envoûtant.





"C'est du côté des constructions que la formation se démarque : leurs compositions sont longues, très longues même ( toutes durent plus de dix minutes sur le présent album). Alors que certains les ont déjà rapprochés de la scène progressive, il faudrait plutôt dresser le parallèle avec une optique typiquement black metal : cette évolution des atmosphères, cette lente descente aux enfers rejoint l'idéologie du style et s'avère ici très efficace. Les morceaux sont remarquablement charpentés, d'une cohérence rare. Le chant de Nathan Weaver est à ce titre souvent relégué en second plan tant l'espace sonore est dense avec ses guitares presque post-rock et les arrangements orchestraux timides mais cruciaux (« Ahrimanic Trance »)." (Progressia)


Black Cascade - 2009




"WITTR catapulte donc ses nouvelles longues et organiques pièces avec les mêmes bons vieux éléments : caisse tribale et cymbale clinquante, guitares grasses et tourbillonnantes dont on entend toujours aussi crûment les distorsions, basse bourdonnante comme le murmure d’une cascade et voix de sorcière malfaisante (gnaha !). Le tout formant une brume sonore encrassée, fuzzée au maximum, qui enveloppe l’auditeur, le fait planer et plonger au cœur d’une nature morte ("Wander Above The Sea Of Fog" est assez évocatrice…). Seul WITTR arrive avec autant de facilité à projeter l’inconscient à des lieux à la ronde, ses atmosphères envoûtantes faisant frissonner de bonheur l’opiniâtre le plus blindé." (Nightfall)


Un extrait de Malevolent Grain : "A Looming Resonance"




http://www.wittr.com/home

mardi 28 avril 2009

Fen

Fen sort avec "The Malediction Fields" (2008) un bien bel album en vérité. Les anglais proposent un black atmosphérique progressif mâtiné de post-rock (ouf), entraînant l'auditeur jusque dans les régions les plus brumeuses de l'esprit. Ne vous attendez quand même pas à vous "relaxer", cette musique certes inspirée et parfois sublime reste rugueuse et résolument "métal".




« The Malediction Field »


1. Exile's Journey 8.08
2. A Witness to the Passing of Aeons 7.07
3. Colossal Voids 8.32
4. As Buried Spirits Stir 6.58
5. The Warren 7.10
6. Lashed by Storm 8.54
7. Bereft 11.49


"FEN propose un album généreux d’une heure de musique (sur sept titres), aux ambiances subtiles et sombres malmenées par un chant black parfois secondé d’une voix plus claire. Un premier EP avait déjà vu le jour, il s’appelait « Ancient Sorrow » et avait posé les bases du style dans lequel a décidé d’officier FEN. (...) Le ressenti est important ici, c’est une musique peu démonstrative où les nappes s’envolent au loin, perdant parfois l’auditeur dans une sorte d’éther" (Fannzic)




http://www.myspace.com/fenband

lundi 13 avril 2009

Elysian Blaze

Se situant à mi-chemin entre funeral doom et black métal dépressif, le groupe australien Elysian Blade pourrait bien s'avérer psychiquement dommageable pour un public non averti... Sombre, froid, tourmenté au possible, leur dernier album "Levitating The Carnal" est intéressant justement pour ses aspects bruts et oppressants, mais sans grandiloquence. Un voyage pas facile.



"Il existe plusieurs raisons pour écouter du black metal : l'envie de déverser virtuellement sa rage telle une sorte de thérapie par la musique, le goût des guitares glaciales et tranchantes, l'amour des voix batraciennes ou farfadesques, ou simplement le bonheur d'appartenir à une joyeuse horde de brûleurs d'églises peinturlurés qui portent des bracelets à clous pour lutter contre l'envie de s'essuyer le front après avoir découpé leur prochain à la hache. Pour Elysian Blaze, ce sera probablement l'adoration des mornes froideurs gothiques ou la dépression..."(Les Eternels)




"Chaque émanation, chaque fragrance qui constitue le squelette de Levitating The Carnal se repose sur de lourdes distorsions doublées du martèlement des cymbales. Les rythmes en deviennent hypnotiques, à la limite du vivant. D’ailleurs, l’enfer, c’est maintenant ? Pas exactement. L’enfer, c’est « Spirit And Night ». Confectionnée en guise d’outro, ce sont les oiseaux de la mort qui s’y illustrent. On pourrait se croire dans le jardin d’Eden. Mais ici, l’herbe est noire, le ciel est gris, les arbres morts, les fleurs fanées. Le chant des oiseaux annonce le crépuscule, plutôt que l’aube. Et c’est dans un malaise chaotique que le silence reprend vie. Il n’y parait guère de l’extérieur mais cet opus est d’une complexité abyssale. On en trouve très rarement de pareils" (Métal impact)





http://www.asphyxiaterecordings.com/index2.html
http://www.myspace.com/officialelysianblaze